Hypertension artérielle : ce qu'il faut savoir
L'hypertension artérielle touche un adulte sur trois en France et reste souvent asymptomatique. Comprendre ses mécanismes, ses conséquences et ses traitements permet d'agir efficacement pour protéger le coeur, le cerveau et les reins.
Définition et chiffres clés
L'hypertension artérielle (HTA) est définie par une pression artérielle systolique (PAS) supérieure ou égale à 140 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique (PAD) supérieure ou égale à 90 mmHg, mesurée en cabinet médical à deux reprises lors de deux consultations distinctes. En automesure, les seuils sont abaissés à 135/85 mmHg.
En France, 17 millions de personnes sont hypertendues. Seulement la moitié est traitée et moins d'un tiers est contrôlé à l'objectif tensionnel. L'HTA est un facteur de risque majeur d'infarctus du myocarde, d'accident vasculaire cérébral, d'insuffisance cardiaque et d'insuffisance rénale chronique.
Facteurs de risque et causes
L'HTA essentielle (ou primaire), de loin la plus fréquente (90 % des cas), est multifactorielle : hérédité, obésité abdominale, sédentarité, alimentation trop salée, consommation d'alcool et tabagisme en sont les principaux déterminants. L'HTA secondaire (10 % des cas) a une cause identifiable : hyperaldostéronisme, sténose de l'artère rénale, syndrome de Cushing ou phéochromocytome.
- Sel > 5 g/jour : risque augmenté
- IMC > 30 kg/m² : facteur majeur
- Alcool > 3 verres/jour
- Manque d'activité physique
- Contraceptifs oraux oestro-progestatifs
Traitements et mesures hygiéno-diététiques
Les mesures hygiéno-diététiques constituent la première étape et peuvent suffire en cas d'HTA légère : réduction des apports sodés (< 5 g/jour), activité physique régulière (30 min/jour, 5 fois par semaine), arrêt du tabac, limitation de la consommation d'alcool et maintien d'un poids de forme.
En cas d'HTA persistante ou d'emblée élevée, un traitement médicamenteux est initié. Les cinq grandes classes sont les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), les antagonistes des récepteurs de l'angiotensine II (ARA2), les bêtabloquants, les inhibiteurs calciques et les diurétiques thiazidiques. Le choix dépend du profil clinique du patient et des comorbidités.
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