Diabète de type 2 : comprendre la maladie et prévenir les complications
Le diabète de type 2 touche plus de 4 millions de personnes en France et est en forte progression. Comprendre ses mécanismes, ses complications et les mesures préventives permet d'agir efficacement sur la glycémie et la qualité de vie.
Physiopathologie du diabète de type 2
Le diabète de type 2 (DT2) est caractérisé par une résistance à l'insuline des tissus périphériques (foie, muscles, tissu adipeux) associée à une insuffisance progressive de sécrétion insulinique par les cellules bêta du pancréas. L'hyperglycémie chronique en résulte. L'obésité abdominale, la sédentarité et l'alimentation hypercalorique constituent les principaux facteurs de risque modifiables.
L'hémoglobine glyquée (HbA1c) reflète l'équilibre glycémique des 2 à 3 derniers mois. Un taux >= 6,5 % à deux reprises confirme le diagnostic. L'objectif thérapeutique est généralement d'atteindre une HbA1c < 7 %, individualisé selon l'âge, les comorbidités et l'espérance de vie. La surveillance glycémique par capteur en flash (FGM) offre une image dynamique plus complète.
Complications chroniques et surveillance
Les complications microvasculaires du DT2 touchent la rétine (rétinopathie, première cause de cécité non traumatique), les reins (néphropathie diabétique, première cause d'insuffisance rénale terminale en France) et les nerfs périphériques (neuropathie, responsable du risque podologique et des troubles sensitifs des membres inférieurs). Un bilan annuel systématique (fond d'oeil, microalbuminurie, créatininémie, examen des pieds) est recommandé.
Les complications macrovasculaires (infarctus du myocarde, AVC, artériopathie oblitérante des membres inférieurs) constituent la principale cause de mortalité des patients diabétiques de type 2. Le risque cardiovasculaire global doit être évalué et traité de façon agressive : contrôle de la pression artérielle (objectif < 130/80 mmHg), hygiène lipidique (LDL < 0,55 g/L en risque très élevé) et arrêt du tabac impératif.
Alimentation et activité physique dans le DT2
L'alimentation du patient diabétique de type 2 ne repose pas sur un régime strict et contraignant mais sur des principes généraux : privilégier les aliments à index glycémique bas (légumineuses, céréales complètes, légumes), répartir les glucides sur la journée en 3 repas équilibrés, limiter les sucres ajoutés et les boissons sucrées. Un accompagnement par un diététicien est remboursé dans le cadre du programme SOPHIA (Assurance Maladie).
L'activité physique régulière améliore la sensibilité à l'insuline, abaisse la glycémie post-prandiale et réduit le risque cardiovasculaire. Les recommandations préconisent 150 minutes par semaine d'activité modérée (marche rapide, vélo, natation) réparties en au moins 3 séances. La résistance musculaire (musculation, gainage) 2 à 3 fois par semaine apporte un bénéfice supplémentaire sur la composition corporelle.
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